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      Rappel de la réglementation                             antichute

Travail en hauteur, EPI antichute, vérifications périodiques, choix des équipements, points d’ancrage, secours : la réglementation impose une vraie organisation.

Cette page résume les grands principes à connaître pour sécuriser vos équipes, éviter les erreurs de choix matériel et structurer le suivi de vos équipements antichute.

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Faire un diagnostic antichute

          Les chutes de hauteur :                   un risque majeur à encadrer

 

Les chutes de hauteur font partie des risques les plus graves au travail. Elles concernent les chantiers, la maintenance, l’industrie, les toitures, la charpente métallique, les interventions sur pylônes, les accès techniques et toutes les situations où un salarié peut être exposé à une chute.

Selon l’INRS, les chutes de hauteur représentent 11 % des accidents du travail ayant entraîné au moins quatre jours d’arrêt et constituent la deuxième cause d’accidents mortels liés au travail, après le risque routier.

En 2019, l’Assurance Maladie – Risques professionnels a recensé 95 décès consécutifs à une chute au travail, dont environ deux tiers imputables aux chutes de hauteur. Les chutes, de hauteur ou de plain-pied, entraînent aussi des arrêts plus longs que les autres accidents, avec plus de 70 jours d’arrêt en moyenne, et représentent presque un tiers des incapacités permanentes les plus graves.

Les conséquences peuvent donc être lourdes : fractures, traumatismes, séquelles durables, incapacité permanente ou décès. Elles peuvent aussi engager la responsabilité de l’entreprise et de ses dirigeants en cas de défaut d’évaluation des risques, d’absence de protection adaptée, de manque de formation, de défaut de vérification ou d’absence de traçabilité des EPI.

En cas d’accident grave, les conséquences ne sont pas seulement humaines et financières. Elles peuvent devenir juridiques : enquête, mise en cause de l’organisation de la prévention, reconnaissance possible d’une faute inexcusable, majoration des indemnisations, contentieux avec la victime ou ses ayants droit, voire poursuites pénales en cas de manquement caractérisé.

Un harnais, une longe, un antichute mobile ou un connecteur ne sont donc pas de simples accessoires. Ce sont des équipements de sécurité qui doivent être choisis, utilisés, contrôlés et suivis correctement. La prévention du risque de chute repose sur une organisation complète : analyse du poste, priorité à la protection collective, choix du bon système antichute, vérification du tirant d’air, contrôle des ancrages, formation des utilisateurs et suivi périodique des EPI.

La protection collective reste prioritaire

Pour les travaux temporaires en hauteur, le principe de base est clair : lorsque c’est possible, la protection collective doit être privilégiée.

Cela peut passer par des garde-corps, protections périphériques, plateformes, échafaudages, nacelles, accès sécurisés ou tout autre dispositif empêchant la chute avant même d’avoir recours à un EPI individuel.

L’EPI antichute intervient lorsque la protection collective ne peut pas être mise en œuvre, ou lorsqu’elle ne suffit pas à supprimer totalement le risque.

À retenir : l’EPI antichute ne remplace pas automatiquement la protection collective. Il intervient lorsque la situation de travail impose une protection individuelle adaptée.
Référence : article R4323-62 du Code du travail.

   Quand l’EPI antichute devient                             nécessaire

Lorsque les dispositifs de protection collective ne peuvent pas être mis en œuvre, la protection individuelle doit être assurée au moyen d’un système d’arrêt de chute approprié.

Ce système doit permettre de limiter les conséquences d’une chute et être adapté à la configuration réelle du poste de travail : hauteur disponible, tirant d’air, facteur de chute, ancrage, déplacements, risque de chute pendulaire et possibilité de secours.

L’employeur doit notamment préciser les points d’ancrage, les dispositifs d’amarrage et les modalités d’utilisation de l’équipement.

Un travailleur utilisant ce type d’équipement ne doit pas rester seul, afin de pouvoir être secouru dans un délai compatible avec son état de santé.

À retenir : utiliser un harnais ne suffit pas. Le système complet doit être cohérent : harnais, longe ou antichute, absorbeur, connecteurs, ancrage, tirant d’air et procédure de secours.
Référence : article R4323-61 du Code du travail.

    Les EPI antichute doivent être                   vérifiés régulièrement

Les systèmes de protection individuelle contre les chutes de hauteur font partie des EPI soumis à vérification générale périodique.

Ils doivent avoir fait l’objet d’une vérification depuis moins de douze mois au moment de leur utilisation.

Cette vérification ne remplace pas le contrôle visuel avant utilisation. Elle vient en complément du suivi régulier des équipements, de leur état, de leur durée de vie, de leur stockage et des instructions du fabricant.

Sont notamment concernés : harnais antichute, longes, absorbeurs d’énergie, antichutes mobiles, systèmes d’arrêt de chute, connecteurs et équipements associés selon leur usage.

À retenir : un EPI antichute doit être contrôlé avant utilisation, suivi dans le temps et vérifié périodiquement. Un équipement douteux, endommagé ou ayant arrêté une chute doit être retiré du service.


Référence : arrêté du 19 mars 1993 relatif aux vérifications générales périodiques des EPI

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Le suivi du parc EPI est indispensable

Une entreprise doit pouvoir savoir quels équipements sont en service, à qui ils sont affectés, quand ils ont été vérifiés et dans quel état ils se trouvent.

Un suivi sérieux permet d’éviter les oublis, les équipements périmés, les matériels incomplets ou les EPI utilisés sans vérification récente.

Pour chaque équipement, il est recommandé de conserver au minimum :

  • l’identification de l’EPI ;

  • la marque et le modèle ;

  • le numéro de série ou numéro interne ;

  • la date de première mise en service ;

  • la date de dernière vérification ;

  • la prochaine échéance de contrôle ;

  • l’état de l’équipement ;

  • les observations éventuelles ;

  • la décision : maintien en service, surveillance, mise au rebut                                                                                                                                                                                   À retenir : la conformité ne repose pas seulement sur l’achat du matériel. Elle repose aussi sur sa traçabilité et son suivi dans le temps.

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   Tirant d’air, facteur de chute et                     chute pendulaire

Un système antichute doit être adapté à la réalité du poste de travail.

Trois points techniques doivent être vérifiés avant utilisation :

Le tirant d’air
C’est l’espace libre nécessaire sous l’utilisateur pour arrêter la chute sans heurter le sol, une structure, une machine ou un niveau inférieur. 
 Calculateur de tirant d'air

Le facteur de chute
Il dépend de la position du point d’ancrage par rapport à l’utilisateur. Plus le point d’ancrage est bas, plus la chute peut être violente.   
Calculateur de facteur de chute   

La chute pendulaire
Elle apparaît lorsque l’utilisateur n’est pas aligné sous son point d’ancrage. En cas de chute, il peut être projeté latéralement contre une structure.

À retenir : un équipement peut être conforme sur le papier mais inadapté à une situation de travail si le tirant d’air, l’ancrage ou les déplacements n’ont pas été vérifiés.

Cas particulier : les travaux sur cordes

Les techniques d’accès et de positionnement au moyen de cordes répondent à des exigences spécifiques.

Le système doit notamment comporter une corde de travail et une corde de sécurité, avec des ancrages séparés. Les travailleurs doivent être équipés d’un harnais antichute approprié et reliés à la corde de travail et à la corde de sécurité.

Les outils et accessoires doivent être attachés pour éviter leur chute. Le travail doit être programmé et supervisé de manière à permettre un secours immédiat en cas d’urgence.

Les travailleurs doivent également recevoir une formation adéquate et spécifique aux opérations envisagées et aux procédures de sauvetage.

À retenir : le travail sur cordes ne repose pas uniquement sur le matériel. Il impose une organisation, une supervision, une formation et une capacité de secours adaptée.
Référence : article R4323-89 du Code du travail.

Les points à vérifier dans votre organisation

Avant d’équiper vos équipes ou de renouveler votre matériel, plusieurs questions doivent être posées :

  • Les situations de travail en hauteur sont-elles clairement identifiées ?

  • La protection collective a-t-elle été étudiée en priorité ?

  • Les EPI sont-ils adaptés au métier et à la tâche réelle ?

  • Les points d’ancrage sont-ils définis ?

  • Le tirant d’air disponible a-t-il été vérifié ?

  • Le risque de chute pendulaire est-il pris en compte ?

  • Les utilisateurs sont-ils formés ?

  • Les équipements sont-ils contrôlés avant utilisation ?

  • La vérification périodique des EPI est-elle suivie ? 

  • Existe-t-il une procédure de secours en cas de chute ?

  • Les équipements douteux ou endommagés sont-ils retirés du service ?

Besoin d’un point rapide sur vos EPI                     antichute ?

Sécurité Hauteur vous aide à structurer votre approche antichute : choix des équipements, rappels réglementaires, fiche de contrôle, gestion du parc EPI et diagnostic de vos besoins.  

L’objectif est simple : vous aider à identifier les points faibles, choisir les équipements adaptés et mieux organiser le suivi de vos EPI antichute.

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Lancer le diagnostic antichute

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                              Important

   Les informations présentées sur cette page sont des rappels généraux à vocation informative.

   Elles ne remplacent pas une  analyse de risque réalisée sur site, les consignes internes de l’entreprise, les notices des fabricants, ni l’avis d’un organisme compétent en prévention ou contrôle réglementaire.

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